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Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
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15 octobre 2019

Intercités Bordeaux-Marseille : des Corail appréciés mais en voie de tiers-mondisation

 Si l’on en croit les commandes de nouveaux matériels roulants CAF pour les quelques relations Intercités que l’Etat central consent à continuer de financer, la transversale Grand Sud Bordeaux-Marseille sera la dernière servie, après Paris-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont-Ferrand. La commande au constructeur espagnol ne concernera éventuellement Bordeaux-Marseille qu’au titre d’options (15 rames). Pourtant, sur ce parcours de 682 km, le matériel Corail actuellement tracté par des locomotives monocourant 1,5kV de la famille des BB 7200, mais aussi bicourant de la même génération, est pour une large part indigne d’une ligne qui dessert quatre métropoles (mais, malheureusement pour elle, pas Paris...). Et qui en aurait desservi deux autres, Toulon et Nice, si l’avant-dernier service n’avait pas fait l’économie du seul aller-retour au-dela de la métropole phocéenne vers la Côte d’Azur pour financer l’augmentation de la fréquence à l’ouest de Marseille.

Rame du dernier Intercités au départ de Marseille le 6 septembre. Vitres opaques, tags grand format.Cl. RDS

 L’état des Corail en service est généralement accablant. Non que ces voitures, d’un confort de roulement proverbial, soient obsolètes. Elles sont remarquablement capacitaires. Mais leur entretien relègue certaines d’entre elles au rang d’une liaison de pays du tiers-monde comme le montrent nos photos prises à Marseille le 16 septembre dernier. Les baies vitrées sont opacifiées. Les tags se multiplient. Les rénovations intérieures de l’époque Teoz, tape-à-l’œil,  sont fatiguées et inutilement compliquées. Les cartes du réseau Intercités à l’entrée des compartiments sont généralement obsolètes, indiquant bien plus de lignes qu’il n’en subsiste, l’Etat avouant par cette négligence l’ampleur de son désengagement des liaisons inter-régionales classiques. La présentation du matériel est globalement hétérogène. Pour une relation dont la fréquentation est en croissance constante et vise les 3 millions de voyageurs par an, le constat est accablant. Une rénovation et simplification à la suisse de ce parc Corail paraît urgente.

 Si l’on ajoute à cela les incidents à répétition, entraînant des retards en cascade en raison des demi-tours courts à Marseille par exemple, le tableau est complet.

Un bon point en revanche2019. La carte d'un réseau démantelé. Cl. RDS : Intercités, au contraire des diverses instances de SNCF Mobilités chapeautant les TGV, a choisi de revenir sur la ligne classique entre Montpellier et Nîmes au SA2020, offrant une trame cadencée, lisible, et à peine moins rapide que les deux AR transitant par le CNM en 2019. Intercités démontre ainsi sa réelle  sensibilité aux réalités régionales et à la nécessité de desservir Nîmes dont la gare nouvelle exurbanisée ne peut au demeurant pas être desservie par des trains quittant le CNM vers Tarascon et Marseille : le raccordement de Jonquières est situé au sud de la gare de Nîmes-Pont-du-Gard.

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Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
  • Le chemin de fer est indispensable à toutes nos villes et ne doit pas être l'apanage de la seule région-capitale. Les lignes transversales, régionales et interrégionales doivent contribuer à une France multipolaire, équitable au plan social et territorial.
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