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Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
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18 janvier 2026

Rapide et extensible, le tramway express de l’Ouest lyonnais semble sur de bons rails... mais contesté par Aulas

(Complété ce 19 janvier en fin de texte avec la position d'une liste d'opposition qui propose un métro Tassin-Saint-Exupéry à l'horizon 2040)

 C’est l’une des plus importants projets de nouvelle ligne de tramway en France : le Tramway express de l’Ouest lyonnais (TEOL) a reçu le 4 décembre un avis favorable suite à l’enquête d’utilité publique menée à l’automne. Cette future infrastructure ferroviaire urbaine, prévue pour mise en service en 2032, sera longue de 4 km et comportera cinq stations nouvelles dont deux souterraines. Elle se détachera sur la presqu’île depuis les lignes T1 et T2 à Hôtel de Région-Montrochet et aura son terminus à Alaï, aux lisières des communes de Tassin-la-Demi-Lune, Francheville et Lyon Ve.

Surtout, le TEOL comprendra un tunnel de 2,9 km après franchissement de la Saône par un nouveau viaduc. Ce long souterrain lui permettra de gravir la pente menant au plateau du Ve arrondissement, obstacle considérable propre à Lyon. La facture totale s’élève à ce jour à 800 millions d’euros, matériel roulant compris. Le projet vient d'être brutalement contesté par la tête de liste de l'opposition de centre-droit menée par Jean-Michel Aulas, qui prône un retour au métro... étendu jusqu'à l'aéroport.

Projet définitif du Tramway express de l'Ouest lyonnais. Il reste à déterminer si les nouvelles équipes élues en mars poursuivront sa réalisation. (Doc. Sytral)

 A l’est, les futurs services devraient poursuivre jusqu’à la gare TER de Lyon Jean-Macé. A l’ouest, le terminus d’Alaï, conçu comme un pôle d’échange multimodal, sera aménagé pour pouvoir poursuivre cette ligne de tramway au-delà vers Craponne, ce qui impliquera un franchissement du profond thalweg du ruisseau de Charbonnière par un viaduc. La station d’Alaï est actuellement desservie par plusieurs lignes urbaines, par la ligne suburbaine 2EX à forte fréquence (plus de vingt services par jour et par sens) jusqu’à Chazelles-sur-Lyon (47 km) et par les services du Train-tram de l’Ouest Lyonnais reliant Lyon Saint-Paul à Brignais.

Le faisceau de feu le Fourvière-Ouest-Lyonnais

On retrouverait en cas de prolongation la mission de feu le Fourvière-Ouest Lyonnais (FOL), tramway électrique reliant Lyon Saint-Just à Vaugneray par Craponne avec longue antenne vers Mornant. Il fut fermé sur sa dernière section en exploitation (Saint-Just-Vaugneray) le 2 novembre 1954. Son magnifique viaduc métallique franchissant le ruisseau de Charbonnières a depuis été démonté et son emprise largement aliénée, nouvelle illustration du manque de vista des élus en charge et de l’esprit de système français consistant à détruire l’héritage face aux nouveautés du temps, ici l’automobile. Remplacer plutôt que compléter...

Magnifique viaduc en treillis métallique franchissant le thalweg du ruisseau de Charbonnière, avec tramway électrique se dirigeant vers Craponne. Entièrement démonté, un ouvrage devrait être reconstruit pour éviter de suivre la voirie existante qui plonge dans ce vallon moyennant perte de temps et profil difficile. (Doc. AZrchives de Lyon par le blog Chemin de fer de l'ouest lyonnais - Lyon-Saint-Just à Vaugneray)

L’avis favorable rendu par le commissaire enquêteur suite à l’enquête publique sur le projet TEOL a corroboré l’avis favorable donné précédemment par l’Autorité environnementale, « tant sur les effets bénéfiques pour les territoires desservis que sur la performance et le dimensionnement de l’infrastructure au regard des fréquentations attendues », indique le Sytral.

A ce jour, les habitants du faisceau concerné ont deux types de solutions pour rejoindre le centre et l’est de Lyon. Ils peuvent utiliser les lignes d’autobus urbains convergeant vers le longue montée de Choulans, qui permet de rejoindre le quai de Saône et Perrache depuis le plateau du Ve arrondissement. Cette montée, à forte déclivité et à l’accidentologie élevée, connaît des embouteillages fréquents à ses deux extrémités. Ils peuvent aussi utiliser le parcours via Gorge-de-Loup, avec autobus et métro C, moyennant une correspondance. Dans ce cas, le temps de parcours est péjoré par la rupture de charge.

La fréquentation attendue est de 50.000 à 55.000 voyageurs par jour. Onze stations seraient desservies depuis Lyon Jean-Macé, soit six communes à la ligne T2 (Jean-Macé, Centre Berthelot, Perrache, Place des Archives, Sainte-Blandine, Hôtel de Région Montrochet) et cinq nouvelles (Charcot-Provinces, Point du Jour, Ménival, Libération, Alaï).

Le temps de parcours prévu pour relier Alaï à Perrache sera de 20 minutes seulement contre 44 minutes par le bus direct C21, ou 35 minutes par le bus C22 et les métros D et A, soit deux correspondances à Gorges-de-Loup et Bellecour.

Avantages « supérieurs aux impacts négatifs »

Le rapport du commissaire enquêteur indique : « Les avantages du projet soumis à l'enquête publique, notamment en ce qu'il améliore la desserte entre le plateau du Ve, les communes de l'Ouest et les centralités de l'agglomération lyonnaise, qu'il comporte des aménagements pour les modes actifs et qu'il contribue à la réduction de la circulation automobile et à production de gaz à effet de serre, peuvent être supérieurs à ses impacts négatifs essentiellement liés à l'insertion de ses sections aériennes. »

Ce nouveau service, en partie sur ligne nouvelle, en partie sur ligne existante (section T1 de Hôtel de Région Montrochet à la sortie du pont sur le Rhône, section T2 de la même station à Jean-Macé), constituera l’amorce d’une transversale bienvenue, consolidant son rôle de désenclavement du plateau du Ve arrondissement.

Le Ve arrondissement de Lyon couvre majoritairement le plateau ouest de la ville de Lyon. S'il est considéré comme un "beau quartier, il n'en comporte pas moins d'importants ensemble "sociaux", quartiers réputés "sensibles", tels celui de Ménival et des Battières (ci-dessus). Cette zone est aujourd'hui desservie par une lente ligne vers Perrache par la montée de Choulans et une ligne de bus imposant une correspondance métro à Gorge-de-Loup, 

« A l'issue de la concertation, il a été décidé que TEOL viendrait en prolongement du tramway T2, permettant une liaison directe entre l'ouest et l'est », insiste le Sytral. A Perrache, il donnera correspondance avec plusieurs lignes de TER - vers le Val de Saône au nord et Vienne au sud ; vers l’Est lyonnais en omnibus ; vers Roanne et Clermont-Ferrand via Part-Dieu -, ainsi qu’avec les TGV vers Paris via Part-Dieu, origine Perrache.

La section commune avec les lignes T1 et T2 risque d’être surchargée, en particulier à la station Perrache, dont les quais tramways sont déjà très encombrés, d’autant que la fréquence prévue en heures pleines pour le TEOL s’élève à 12 services par heure et par sens, soit un tram toutes les 5 mn. Mais on connaît d’autres réseaux superposant trois lignes sur la même section, tels ceux de Montpellier (lignes 1, 3, 4 sur Rives-du-Lez – Moularès Hôtel de Ville) ou Grenoble (lignes A, B, D sur la longue section Hubert-Duberdout Maison du Tourisme – Gares)… Mais sur ces deux derniers l’une des trois lignes superposée connaît une fréquence modeste (ligne 4 à Montpellier, ligne D à Grenoble), ce qui ne sera pas le cas à Lyon où les lignes T1 et T2 connaissent des fréquences élevées.

Une bataille homérique

La solution du tramway partiellement souterrain, à l’image de la ligne 2 à Nice ou T1 à Marseille, a été choisie à Lyon à l’issue d’une bataille homérique entre la solution tramway et la solution métro. Cette dernière était soutenue par l’ancien maire Gérard Colomb (PS), qui en avait fait un étendard de campagne électorale. Cette hypothétique « ligne E » suivait à peu près le même faisceau à l’ouest mais en revanche devait desservir, en dernière analyse, la place Bellecour pour terminus.

Les opposants de gauche, principalement écologistes, prônaient le tramway parallèlement à trois téléphériques. Notons que ces derniers ont vu leurs projets, notoirement sous-capacitaires et techniquement fragiles, discrètement enterrés - si l’on ose écrire.

Schéma de l'étude d'avant-projet pour une ligne E de métro. Si le faisceau côté ouest s'apparentait à celui du TEOL, il différait radicalement à l'est, ignorant le sud de la presqu'île et Perrache mais desservant Bellecour.

Cette solution avait l’avantage de la capacité. Une rame bicaisse du métro de Lyon MPL16, d’une belle largeur de 2,89 m, affiche une capacité unitaire de 325 passagers. Elle est couplable en un ensemble quadricaisse d’une capacité de 650 voyageurs. Son roulement mixte pneus-fer aurait assuré une excellente adhérence dans la longue déclivité menant au plateau.

En revanche la rame Citadis 402 d’une largeur de caisse de 2,40 m, en usage sur le réseau urbain lyonnais (hors Train-tram de l’Ouest Lyonnais TTOL, à 2,65 m de largeur) n’affiche qu’une capacité unitaire de 287 passagers, soit 38 de moins qu’une rame bicaisse de métro lyonnais, 363 de moins qu’un ensemble quadricaisse.

L’argument de la population desservie et de l’extension vers l’ouest

On peut concevoir que la population nouvellement desservie, Tassin, Lyon Ve et les marges de Sainte-Foy-les-Lyon et Francheville, qui affiche environ 80.000 habitants, ne nécessitait pas un transport hautement capacitaire. D’autant qu’une partie du Ve arrondissement (Saint-Just, Fourvière), est desservie par les funiculaires tandis qu’une autre est plus proche de Gorge-de-Loup et sa station de métro D et du TTOL ou de la station du TTOL d’Ecully.

Par ailleurs, et l’argument est de poids, le mode tramway fer permettra des extensions bien plus aisées que le métro à roulement mixte pneus-fer. On imagine mal une ligne de métro E poursuivre jusqu’à Craponne, voire au-delà, sur l’ancien faisceau du FOL, sauf dépenses hors de proportion avec la population desservie. En revanche, une extension du futur TEOL au-delà d’Alaï serait envisageable de façon nettement plus adaptée à la population desservie (Craponne, 12.000 habitants, Vaugneray, 6.500 habitants) éventuellement en voie unique avec services partiels en bout de ligne à l’image de la ligne 2 de Montpellier à ses extrémités, et à des coûts d’investissement et d’exploitation considérablement inférieurs.

Ancienne zone de stationnement des train du FOL à Craponne, aux origines du réseau alors exploité en traction vapeur avant sa modernisation par électrification. Aujourd'hui, cet espace est dédié à l'automobile, avec supermarché et restaurants voisins. La principale station d'autobus urbains est située assez loin sur la rue traversant la commune vers Vaugneray, une autre à la périphérie sud (bus vers Chazelles).

 Notons que le Sytral met aussi en avant la possible utilisation du tunnel du TEOL « par une seconde ligne » qui pourrait par exemple s’orienter vers le sud du plateau. Il évoque aussi la possibilité d’une extension des services du TEOL à l’est, par exemple sur l’infrastructure de la ligne T2 jusqu’aux hôpitaux. « Les stations souterraines sont conçues dans leur gestion des flux pour une affluence environ deux fois supérieure aux estimations de la fréquentation à la mise en service », écrit le Sytral. 

Une différence de coût considérable

Enfin, le coût d’investissement initial du projet de métro E par rapport aux 800 millions d’euros du TEOL eût été probablement au moins double. Le tunnel n’eût pas mesuré 2,9 km mais le double, toutes les stations eussent été souterraines et il eût fallu aménager à Bellecour toutes les correspondances possibles avec les lignes A et D, un travail titanesque au vu des flux. Soulignons aussi que le Sytral va investir 1,7 milliards d'euros pour la seule modernisation des lignes de métro existantes d'ici 2035.

Le principal argument recevable de la solution métro eût été sa possible prolongation jusqu’à Part-Dieu qui aurait établi enfin une transversale desservant Part-Dieu depuis la presqu’île. Son absence aujourd’hui constitue un handicap certain, la principale gare lyonnaise n’étant desservie que par une ligne de métro nord-sud.

Ce handicap pourrait un jour être compensé par une extension souterraine est du TTOL depuis Lyon Saint-Paul. Une éventuelle section commune avec le T3 depuis Meyzieu entre Saint-Paul et Part-Dieu, voire du RhônExpress depuis l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, rencontrerait le handicap de la différence de gabarit entre TTOL (2,65 m) et lignes urbaines (2,40 m).

Batterie de rames Alstom du réseau du Train-tram de l'Ouest lyonnais en gare de Lyon Saint-Paul. L'extension du réseau jusqu'à la gare de la Part-Dieu constituerait une solution intéressante quoique coûteuse, quasiment au prix d'un métro avec deux traversées sous-fluviales en cas d'option souterraine, la plus logique. (Cl. RDS)

 Le rapport du commissaire enquêteur indique : « Les avantages du projet soumis à l'enquête publique, notamment en ce qu'il améliore la desserte entre le plateau du Ve, les communes de l'Ouest et les centralités de l'agglomération lyonnaise, qu'il comporte des aménagements pour les modes actifs et qu'il contribue à la réduction de la circulation automobile et à production de gaz à effet de serre, peuvent être supérieurs à ses impacts négatifs essentiellement liés à l'insertion de ses sections aériennes. »

Ce nouveau service, en partie sur ligne nouvelle, en partie sur ligne existante (section T1 de Hôtel de Région Montrochet à la sortie du pont sur le Rhône, section T2 de la même station à Jean-Macé), constituera l’amorce d’une transversale bienvenue, consolidant son rôle de désenclavement du plateau du Ve arrondissement.

« A l'issue de la concertation, il a été décidé que TEOL viendrait en prolongement du tramway T2, permettant une liaison directe entre l'ouest et l'est », insiste le Sytral. A Perrache, il donnera correspondance avec plusieurs lignes de TER - vers le Val de Saône au nord et Vienne au sud ; vers l’Est lyonnais en omnibus ; vers Roanne et Clermont-Ferrand via Part-Dieu -, ainsi qu’avec les TGV vers Paris via Part-Dieu, origine Perrache.

La section commune avec les lignes T1 et T2 risque d’être surchargée, en particulier à la station Perrache, dont les quais tramways sont déjà très encombrés, d’autant que la fréquence prévue en heures pleines pour le TEOL s’élève à 12 services par heure et par sens, soit un tram toutes les 5 mn. Mais on connaît d’autres réseaux superposant trois lignes sur la même section, tels ceux de Montpellier (lignes 1, 3, 4 sur Rives-du-Lez – Moularès Hôtel de Ville) ou Grenoble (lignes A, B, D sur la longue section Hubert-Duberdout Maison du Tourisme – Gares)… Mais sur ces deux derniers l’une des trois lignes superposée connaît une fréquence modeste (ligne 4 à Montpellier, ligne D à Grenoble), ce qui ne sera pas le cas à Lyon où les lignes T1 et T2 connaissent des fréquences élevées.

Une bataille homérique

La solution du tramway partiellement souterrain, à l’image de la ligne 2 à Nice ou T1 à Marseille, a été choisie à Lyon à l’issue d’une bataille homérique entre la solution tramway et la solution métro. Cette dernière était soutenue par l’ancien maire Gérard Colomb (PS), qui en avait fait un étendard de campagne électorale. Cette hypothétique « ligne E » suivait à peu près le même faisceau à l’ouest mais en revanche devait desservir, en dernière analyse, la place Bellecour pour terminus.

Les opposants de gauche, principalement écologistes, prônaient le tramway parallèlement à trois téléphériques. Notons que ces derniers ont vu leurs projets, notoirement sous-capacitaires et techniquement fragiles, discrètement enterrés - si l’on ose écrire.

Rames du tramway de Lyon : Stadler pour RhônExpress (à g.), Alstom Citadis pour la ligne T3 (à d.). Des capacités inférieures à celles du métro lyonnais à grand gabarit (2,40 m de largueur contre 2,89 m) mais une meilleure adaptation à des zones urbaines de densité moyenne. (Cl. RDS) 

 Cette solution avait l’avantage de la capacité. Une rame bicaisse du métro de Lyon MPL16, d’une belle largeur de 2,89 m, affiche une capacité unitaire de 325 passagers. Elle est couplable en un ensemble quadricaisse d’une capacité de 650 voyageurs. Son roulement mixte pneus-fer aurait assuré une excellente adhérence dans la longue déclivité menant au plateau.

En revanche la rame Citadis 402 d’une largeur de caisse de 2,40 m, en usage sur le réseau urbain lyonnais (hors Train-tram de l’Ouest Lyonnais TTOL, à 2,65 m de largeur) n’affiche qu’une capacité unitaire de 287 passagers, soit 38 de moins qu’une rame bicaisse de tramway lyonnais, 363 de moins qu’un ensemble quadricaisse.

L’argument de la population desservie et de l’extension vers l’ouest

On peut concevoir que la population nouvellement desservie, Tassin, Lyon Ve et les marges de Sainte-Foy-les-Lyon et Francheville, qui affiche environ 80.000 habitants, ne nécessitait pas un transport hautement capacitaire. D’autant qu’une partie du Ve arrondissement (Saint-Just, Fourvière), est desservie par les funiculaires tandis qu’une autre est plus proche de Gorge-de-Loup et sa station de métro D et du TTOL ou de la station du TTOL d’Ecully.

Par ailleurs, et l’argument est de poids, le mode tramway fer permettra des extensions bien plus aisées que le métro à roulement mixte pneus-fer. On imagine mal une ligne de métro E poursuivre jusqu’à Craponne, voire au-delà, sur l’ancien faisceau du FOL, sauf dépenses hors de proportion avec la population desservie. En revanche, une extension du futur TEOL au-delà d’Alaï serait envisageable de façon nettement plus adaptée à la population desservie (Craponne, 12.000 habitants, Vaugneray, 6.500 habitants) éventuellement en voie unique avec services partiels en bout de ligne à l’image de la ligne 2 de Montpellier à ses extrémités, et à des coûts d’investissement et d’exploitation considérablement inférieurs.

Station Gorge-de-Loup du métro D de Lyon. Le roulement pneus-fer est intéressant en zone dense pour son silence, ses accélérations et sa capacité. Il n'est nettement moins en zones périphériques. En témoigne l'option roulement fer des nouvelles lignes, périphériques, du Grand Paris Express. (Cl. RDS)

 Notons que le Sytral met aussi en avant la possible utilisation du tunnel du TEOL « par une seconde ligne » qui pourrait par exemple s’orienter vers le sud du plateau. Il évoque aussi la possibilité d’une extension des services du TEOL à l’est, par exemple sur l’infrastructure de la ligne T2 jusqu’aux hôpitaux. « Les stations souterraines sont conçues dans leur gestion des flux pour une affluence environ deux fois supérieure aux estimations de la fréquentation à la mise en service », écrit le Sytral. 

Une différence de coût considérable

Enfin, le coût d’investissement initial du projet de métro E par rapport aux 800 millions d’euros du TEOL eût été double. Le tunnel n’eût pas mesuré 2,9 km mais le double, toutes les stations eussent été souterraines et il eût fallu aménager à Bellecour toutes les correspondances possibles avec les lignes A et D, un travail titanesque au vu des flux.

Le principal argument recevable de la solution métro eût été sa possible prolongation jusqu’à Part-Dieu qui aurait établi enfin une transversale desservant Part-Dieu depuis la presqu’île. Son absence aujourd’hui constitue un handicap certain, la principale gare lyonnaise étant desservie par une seule ligne de métro, de parcours nord-sud.

Ce handicap pourrait un jour être compensé par une extension souterraine est du TTOL depuis Lyon Saint-Paul. Une éventuelle section commune avec le T3 depuis Meyzieu entre Saint-Paul et Part-Dieu, voire du RhônExpress depuis l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, rencontrerait le handicap de la différence de gabarit entre TTOL (2,65 m) et lignes urbaines (2,40 m).

Cours Charlemagne, à Lyon IIe. La rame de tramway de la ligne T1 emprunte une section commune avec la ligne T2 et dans six ans si le projet se concrétise, avec le TEOL. Ce dernier, qui serait mis en service en 2032, pourrait peut-être alors être renommé T11... (Cl. RDS)

 

Coup de théâtre: le prétendant à la mairie Jean-Michel Aulas veut un métro Tassin-Aéroport

 Reste que la tête de la principale liste d'opposition aux prochaines élections municipales de Lyon, Jean-Michel Aulas, et Véronique Sarselli, candidate  LR aux élections métropolitaines, après avoir prôné une gratuité des transports ciblée, ont jugé le projet de TEOL insuffisant et, selon eux, empiétant trop sur les voiries routières... malgré 2,9 km de souterrain. Coup de théâtre, ils ont proposé  la 19 janvier de construire une ligne de métro reliant Tassin à l'aéroport de Saint-Exupéry.

 

 Ce nouveau projet titanesque, qui ressortirait le projet de ligne E et l'étendrait, d'un coût considérable, ne verrait pas le jour avant 2035 de Tassin jusqu'à Bellecour (pour 1,5 milliards d'euros selon l'ancien projet de ligne E chiffré par le Sytral en 2022) et sa correspondance complexe, et pas avant 2040 jusqu'à l'aéroport pourtant déjà desservi par le tramway express RhônExpress. Notons qu'une fois achevée, cette ligne desservirait au passage la CDLC Arena, salle omnisport et de spectacle propriété... de la famille Aulas.

 

 Voici une prise de position qui avec l'idée d'une gratuité, même ciblée aux habitants de la métropole ayant un revenu inférieur à 2.500€ par mois et aux familles monoparentales, risque de peser lourd pour les prochaines élections. Elle a été fermement récusée par l'équipe sortante. Qui souligne que le projet TEOL pour 800 millions d'euros et mise en service en 2032, a été approuvé par le conseil d'administration du Sytral.

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Commentaires
B
Hé bien voilà, AULAS a perdu . A cause de sa position sur TEOL, et son contre-projet ? Peut-être pas que à cause de ça, mais ça n' a pas du arranger son image auprès des connaisseurs des transports !
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F
Bonjour je suis vivement intéressé par votre analyse ....et directement concerné par ce projet. L'ancienne gare évoquée est à queqlues 10 aine de mètres. N'éhistez pas à me contacter
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S
Je suis assez curieux de voir l'insertion de cette nouvelle ligne de tramway à J Mace. <br /> A moins de dénaturer complètement le site actuel, je n'arrive pas à imaginer la configuration des voies terminus et des aiguillages liés.
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B
Info "tramway Besançon" : les travaux du futur terminus "Brulard" viennent de debuter.
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P
Petite correction : <br /> (En revanche la rame Citadis 402 d’une largeur de caisse de 2,40 m, en usage sur le réseau urbain lyonnais (hors Train-tram de l’Ouest Lyonnais TTOL, à 2,65 m de largeur) n’affiche qu’une capacité unitaire de 287 passagers, soit 38 de moins qu’une rame bi caisse de tramway lyonnais, 363 de moins qu’un ensemble quadri caisse.)<br /> <br /> - Je pense qu'il lire rame bi- caisse du métro lyonnais.....
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M
Cher lecteur,<br /> <br /> Merci pour le signalement de cette malheureuse coquille !<br /> Nous corrigeons.<br /> <br /> Cordialement,<br /> <br /> La rédaction
A
(Commentaire supprimable)<br /> Bonjour et merci pour cet éclairage. Sur la forme, il semble qu'il y ait doublon sur les 3 derniers paragraphes originaux (une bataille homérique - l'argument de la population desservie - une différence de coût considérable). Pas bien grave mais compliqué un peu la lecture et la lisibilité !
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B
En suite à mon dernier post (ce jour) : en encore de la gratuité ? J' avais oublié ce détail . Alors, question Monsieur AULAS : "comment comptez vous financer votre projet pharaonique, en vous privant de recettes ? Cela sent le candidat sans la moindre proposition crédible ! Reprenez vous vite, Monsieur AULAS !"
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B
Suite au complément apporté au texte initial, j' y ajoute un appel.<br /> <br /> "Monsieur AULAS, soyez grand, regardez l' intérêt de la population Lyonnaise (celle qui pourrait vous donner les clefs de la ville !), et non le votre qui n' intéressera que vous ! Vous savez que votre projet sera pharaonnique, ce qui en ces temps de crise ne peut que condamner d' autres projets plus modestes - mais bien insérés au seing des habitants de la ville . Faites comme la majorité municipale Caennaise, qui, depuis 2014, a bien développé le tramway de sa ville, alors qu' à l' origine elle y était opposée . Soyez grand, Monsieur AULAS !"
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S
Aulas n’aura pas les moyens en temps et en argent de faire son grand metro mais en revanche il aura le temps de remettre en cause et d’arrêter le projet en cours
D
On a eu l'habitude des déclarations pas toujours très subtiles du personnage alors président de l'OL. Mais on n'est plus dans le chambrage entre supporters de foot, on engage la politique d'aménagement d'une agglo pour des décennies. Si on prend un peu de hauteur on revient à l'éternel débat entre métro qui se limite au cœur de la ville ou tram qui irrigue mieux la périphérie. <br /> La liaison Bellecour Part Dieu n'est effectivement pas directe mais franchement ce n'est pas l'enjeu majoritaire des transports à Lyon. Car même si un métro direct existe demain matin pour atteindre Part Dieu depuis Tassin, les habitants de l'Ouest Lyonnais et du plateau du 5ème vont encore bien galérer dans le trafic automobile existant pour atteindre la station terminus (que ce soit dans lueur voiture ou dans un bus). Et côté Ouest il reste un pôle universitaire (et technologique à Dardilly) qui n'est que très médiocrement relié au centre ville et au gares. <br /> NB: dans ce cas, la branche Lozanne du TTOL pourrait apporter du mieux pour Dardilly Limonest mais assez peu pour le plateau d'Ecully<br /> Le Sud Ouest lyonnais souffre d'une thrombose automobile et la seule solution est de mettre en place des TCSP performants au delà de Tassin. Il faut irriguer Francheville Craponne Brindas Brignais. Or la solution économique est celle qui permettra de proposer des prolongations de TEOL au plus vite. Car c'est bien le problème ici: on traite l'enclavement du quartier du point du jour, mais il faut que la solution permette d'améliorer le sort de ceux qui sont au delà dans la décennie suivante. Or c'est le mode pré-métro qui s'avère le plus efficace.<br /> <br /> Si certains veulent jouer les taupes, ils peuvent toujours prolonger le TTOL à Hôtel de Ville. (il est déjà connecté au métro à Gorge de Loup)<br /> Et si après le tunnel de TEOL certains veulent encore creuser, il faut remettre le tunnel des 2 amants à double voie afin de permettre une desserte vraiment performante par le TTOL (intégration de la branche Lozanne et passage aux 15min sur Brignais)
Répondre
T
A quel endroit se trouvent les expropriations et démolitions évoquées par les opposants au projet?<br /> Si j'en crois les indications d'openrailmap, je ne vois que route de Brignais à Tassin la demi lune, avant le terminus d'Alaï.<br /> Ne pourrait-on pas imaginer une utilisation partagée entre le tramway et la ligne de Paray le Monial à Givors-Canal sur les quelques 300m considérés? Avec un quai tramway du côté opposé au quai tram-train.
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Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
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