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Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
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9 décembre 2025

Auvergne-Rhône-Alpes met la bureaucratie d’État face à ses dérives ferroviaires « délirantes »

 C’est désormais l’un des axes politiques des dirigeants de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de son vice-président chargé des « mobilités » : renvoyer l’État central à ses responsabilités dans les retards et atermoiements en matière de réseau ferroviaire régional.

 Après avoir répété son refus d’investir dans le renouvellement des infrastructures ferroviaires propriétés de l'Etat – mais pas au point de renoncer à cofinancer la rénovation de la ligne reliant Saint-Etienne au Puy, fief de l’ancien président régional Wauquiez - Frédéric Aguilera, en charge des transports, a longuement déploré l’accumulation de réglementations et de contraintes diverses freinant l’ouverture à la commercialisation des services haut-le-pied des TER Occitanie entre Pont-Saint-Esprit (Gard) et Le Teil (Ardèche).

La situation bureaucratiquement ubuesque des TER Occitanie faisant 74 km à vide

 Il faut reconnaître que la situation est bureaucratiquement ubuesque. Parvenus à Pont-Saint-Esprit, les six services TER de la région Occitanie en provenance de Nîmes et d’Avignon Centre depuis trois ans, poursuivent leur parcours jusqu’au Teil pour trouver une voie de rebroussement leur évitant de perturber les flux exclusivement fret de cette ligne de la rive droite du Rhône à double voie et électrifiée.

 L’aménagement à Pont Saint-Esprit d’une voie de rebroussement (sur une ancienne voie de desserte fret) incluant le cisaillement de la voie principale impaire dans le sens sud-nord n’est toujours pas réalisé.

La gare du Teil vue au début du XXe siècle. L'importance de son faisceau s'expliquait par son rôle d'embranchement, sur la radiale de la rive droite du Rhône, de la ligne de Voguë et au-delà le sud de l'Ardèche, Aubenas et vers Alès. Elle peut donc aujourd'hui offrir aux six TER quotidiens d'Occitanie largement de quoi rebrousser vers le sud. (Carte postale ancienne)

 Cet itinéraire est long de 36,9 km, ce qui n’est pas rien, soit 74 km aller-retour. Sommet d’absurdité, il est obligatoirement parcouru à vide en raison de l’impossibilités administratives, apparemment sécuritaires et évidemment technocratiques de charger ou décharger des voyageurs au Teil. Le perfectionnisme devient destructeur.

 Notons qu’entre Pont-Saint-Esprit et Le Teil, quatre gares intermédiaires desservaient jadis des communes de cette vallée du Rhône : Viviers (3.700 habitants), capitale historique du Vivarais, Saint-Montant (2.000 habitants, face à Donzère), Bourg-Saint-Andéol (7.500 habitants, face à Pierrelatte et son important bassin industriel), Saint-Just (1.600 habitants) et Saint-Marcel (2.400 habitants) ces dernières communes par une gare unique. Hors de question pour l’instant ne serait-ce que d’envisager d’y arrêter des trains, cela va de soi.

 La demande de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en coopération avec sa voisine occitane, est d’au moins permettre l’exploitation commerciale entre Le Teil et Pont-Saint-Esprit, c’est à dire d’accepter que des voyageurs en provenance du sud puissent débarquer au Teil et que des résidents du Teil puissent embarquer sur les TER occitans vers le sud, en particulier Avignon. La gare de Villeneuve-lès-Avignon, en face de la cité pontificale, est située à 79 km au sud du Teil distance à laquelle il convient d’ajouter 3 km environ pour atteindre la gare d’Avignon Centre. Cette longueur d’itinéraire, le long d’une vallée, relève typiquement du domaine de pertinence du chemin de fer. D’autant qu’y circulent déjà des trains de voyageurs.

Permettre aux voyageurs de monter dans des trains vides

 Le nouveau président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke (LR), avait annoncé voici quelques mois l’ouverture à la commercialisation des circulations TER actuellement à vide touchant Le Teil. Une consultation du public - car il en faut une en droit français dans ce cas pourtant simple - a été ouverte fin novembre. L’ouverture des trains vides aux voyageurs est pourtant reportée de mois en mois, d’année en année.

 Sur le média public régional France Bleu, Frédéric Aguilera, a dénoncé le « délire administratif » qui retarde l’autorisation de charger enfin des voyageurs. « On est sur ce dossier dans tout ce que la France fait de mieux en termes de procédure administrative, et même j'allais dire de délire », dénonce-t-il. « Pour nous, depuis 2021, ça nous semblait d'une simplicité biblique de dire : Puisqu'il y a des trains qui arrivent autant faire descendre des voyageurs  et leur donner la possibilité de monter. Depuis, une multitude d'organismes administratifs multiplient les demandes de consultations, d'études, etc. Et aujourd'hui, on en est X années après à faire encore des études qui n'auront aucun impact sur la réouverture ». 

Voiture pilote d'une rame LiO TER Occitanie en gare d'Avignon Centre. Le service TER Nîmes-Avignon-Pont-Saint-Esprit est surtout axé sur l'offre au départ et à l'arrivée d'Avignon, située en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. (Cl. RDS)

 Dernière étude imposée par la réglementation française et son « principe de précaution » : une demande de l’autorité environnementale « pour savoir si les trains n’auront pas un impact sur l’environnement… alors que les trains passent déjà ». En pleine dérive budgétaire de l’État français dont l’obésité dépasse tous les records européens, voilà qui ne manque pas de faire scandale.

 Aguilera poursuit : « Donc on fait une étude, enfin plus exactement la région Occitanie porte cette étude, et on s'est raccroché à l'étude puisqu'il s'agit de la ligne globale, une étude qui coûte aussi très cher, avec cette question : pourquoi on fait une étude alors que c'est déjà acté ? Mais voilà, on est dans les aberrations administratives françaises ».

 Notons que les élus d’Occitanie ont eux aussi déploré l’entassement réglementaire quand il s’est agi de préparer la réouverture d’Alès-Bessèges, pointant près d’une décennie d’études, rapports et évaluations pour un an de travaux. Même si dans ce cas il s’agit de la remise en service d’une ligne abandonnée, le bilan est désastreux, tant en termes de service au public que de coûts administratifs pour un Etat réputé en quasi-faillite.

Les obstacles réglementaires au rétablissement d’un service voyageurs

 Interrogé par le journaliste de France Bleu sur l’opportunité d’étendre ces services, en coopération entre les deux régions, au nord du Teil jusqu’à Valence par Livron par exemple - envisagé par Auvergne-Rhône-Alpes mais reporté d’année en année  - Frédéric Aguilera explique « y être favorable ». Mais en France en France, explique-t-il, « rouvrir une ligne - et encore quand on dit rouvrir, je le redis, c'est une ligne où il y a déjà du fret qui circule, donc c'est pas une ligne abandonnée, en mauvais état - c'est d'une complexité sans nom (…) On nous met des bâtons dans les roues matin, midi et soir sur ce dossier. » Ce « on », traduit-il « c'est le système administratif et le système ferroviaire cumulés qui deviennent effectivement une usine à gaz ».

 Pour Le Teil-Valence et jusqu’à Romans-Bourg-de-Péage « oui ! on a la volonté de rouvrir, les études sont en cours, mais je ne peux pas annoncer de calendrier parce que tout comme côté Occitanie, on a vu qu'entre les calendriers qui avaient été annoncés il y a une dizaine d'années et la réalité, la différence est considérable.

Fiche horaire pour le premier trimestre  2026 des services Nîmes-Pont-Saint-Esprit. On note que l'offre est principalement axée sur Avignon Centre-Pont-Saint-Esprit. L'intensification de l'offre entre Nîmes et Avignon Centre dépendra des possibilités de réouverture des gares entre les deux villes, principalement  Remoulins et Marguerittes. (Doc. LiO TER Occitanie)

 Pour la commercialisation du tronçon TER Pont-Saint-Esprit-Le Teil, reste le financement des aménagements voyageurs, commerciaux et sécuritaires, en gare du Teil. Sur ce sujet, démontrant que le blocage vient exclusivement de l’État, Frédéric Aguilera rappelle que le conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a déjà voté « voici plusieurs années » le financement à 100 % des 2,3 millions d’euros nécessaires à la mise en conformité de l’établissement du Teil pour qu’il puisse recevoir des voyageurs selon les normes en vigueur. Pourtant, préise-t-il, « ce devrait être de l’argent de l’Etat » puisque c’est lui qui est propriétaire du réseau ferré national et de ses bâtiments.

 Au vu de ce devis, lesdites normes sont apparemment nettement plus contraignantes qu’au temps de l’ancienne exploitation voyageurs, qui cessa en 1973. Depuis, les quais de la gare du Teil n’ont pas évolué, tout juste ont-ils vieilli. A l’époque, les voyageurs ne semblaient pas choqués par son équipement. Mais aujourd’hui, entre bandes podotactiles, hauteur du quai et surfaçage normalisés, accès des personnes en situation de handicap (surtout quand il n’y a plus d’agents pour les aider), écrans d’annonces dynamiques, panneautages divers et normalisés, gardes-corps, aménagement des locaux d’attente (avec ou sans guichets ouverts), etc. : les coûts explosent.

« Etudes globales » pour la rive droite du Rhône au nord du Teil

 M. Aguilera a évoqué une demande de réouverture de la gare de Viviers émise par un élu municipal de cette cité historique perchée au-dessus du fleuve et équipée d’un adorable petit port de plaisance. Sans autres précisions, il a indiqué que « les études globales et la réflexion globale sont enclenchées » pour l’ensemble de la rive droite du Rhône. Mais, ajoute-t-il,  si l’on peut penser que « tout cela est très simple du moment que l’infrastructure existe déjà » et « que des trains passent », au contraire « tout ça est d’une complexité sans nom ». Au point de lâcher : « Je me demande si en France, on veut véritablement le retour et la réouverture de certaines lignes, avec toutes ces couches administratives et obligations qu'on nous rajoute de jour en jour.

Vue de la gare de Livron (Drôme), embranchement de la ligne vers Veynes et de la ligne vers La Voulte, franchissant le Rhône, toutes deux à voie unique. L'offre voyageurs Valence-La Voulte-Le Teil-Voguë-Alès ayant été sacrifiée en mars 1969, cette gare de la grande banlieue sud de Valence a perdu de son activité. (Cl. RDS)

 Concernant la prolongation de services TER au nord du Teil, une mise en service avait initialement été annoncée pour 2026. Aujourd’hui, ce sont seulement les travaux qui pourraient ne commencer qu’en 2026. Il s’agirait principalement d’un aménagement des gares au nord du Teil, soit probablement Leysse ou Cruas (site d’une centrale électronucléaire), Le Pouzin, La Voulte (gare d’embranchement de la section de franchissement du Rhône à voie unique) et bien sûr Livron, dont les quais jadis utilisés pour les trains reliant Valence à l’Ardèche sont notoirement dégradés. Des adaptations de signalisation seraient probablement nécessaires.

 Il se trouve qu’une étude d’impact émanant de la même Autorité environnementale vient d’être exigée, retardant encore les échéances. Or l’État et la région Auvergne-Rhône-Alpes « peinent à s’accorder sur son financement » selon diverses sources.

Devant les mobilisations croissantes et l’émotion publique

 Les dirigeants de la région Auvergne-Rhône-Alpes maintiennent leur refus de financer ou prendre en régie directe les lignes régionales récemment neutralisées sur leur territoire, en particulier Boën-Thiers, mais aussi Laqueuille-Ussel ou Oyonnax-Saint-Claude, ces deux dernières bi-régionales. Mais devant les mobilisations croissantes et l’émotion publique induite par les inconvénients évidents du transfert sur route (temps de parcours élastiques, inconfort, attente en bord de route, confusion des services…) ces responsables semblent tenter de reprendre la main.

 On le voit sur la rive droite du Rhône, où ils mettent une fois de plus en cause l’ineptie de la bureaucratie d’État et son catalogue de contraintes réglementaires et légales, au mépris de l’adaptabilité, de la réactivité et de l’efficacité. Mais on l’a vu aussi sur la ligne birégionale de la vallée du Cher, entre Montluçon et Vierzon/Bourges, avec le transfert de la responsabilité TER à la région Auvergne-Rhône-Alpes et la promesse récente d’une amélioration de la desserte et, partant d’une « relance de l’étoile ferroviaire de Montluçon ».

Gare de Romans Bourg-de-Péage. Grâce à une voie de rebroussement située côté Grenoble, elle est suffisamment équipée pour y amorcer les TER de et vers Gap et Briançon (à d. sur la photo, rame TER PACA provenant de Briançon). Avec un peu d'habileté (voire l'usage de voies de services supplémentaires), les horairistes pourraient y amorcer des TER vers Le Teil par Valence (TGV et Ville), Livron et La Voulte. A g. sur la photo, rame Corail réversible Annecy-Valence Ville.(Cl. RDS)

 L’expression était exagérée puisqu’aucune des quatre lignes fermées de ladite étoile n’est promise à une quelconque réouverture : Montluçon-Eygurande-Merlines, Montluçon-Gouttières, (Montluçon) Commentry-Moulins, Miontluçon-Châteauroux. Mais l’intention d’intensifier l’offre sur l’une des branches subsistantes n’en est pas moins encourageante. De même que l’arrivée d’un trafic fret sur la branche de Gannat avec la prochaine exploitation minière de lithium de la grande entreprise française Imerys, entre Saint-Bonnet-de-Rochefort et un embranchement au nord de Montluçon. On verra ce qu’il en sera pour la section menacée Paray-le-Monial - Dompierre.

 Le rail est un marqueur fort de l’équité territoriale et sociale, un outil de développement et un vecteur de fierté populaire. Sa disparition a les effets contraires, d’abandon, de relégation, de handicap économique, avec les conséquences politiques que les dirigeants du pays et des régions commencent à percevoir. Mais avec si peu de moyens pour y remédier.

 Avec en France une dépense publique record s’élevant à 57,10 % du PIB en 2024 et une dette publique à 113 %, on peut à juste titre dénoncer l’empilement de réglementations et plus encore du nombre de personnels qualifiés rémunérés pour les décortiquer, les étudier, les appliquer, induisant d’interminables et coûteux délais aux dépens d’une population accablée d’impôts. Et qui attend son train en vain.

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Commentaires
S
On dirait que l'exécutif auralpin découvre l'eau chaude ! Pourtant, il ne se sont pas trop bougé la cerise quand il a commencé à être question de rouvrir plus au sud...On peut même dire qu'ils étaient plutôt contre une prolongation vers le nord. Cela étant, depuis quelque temps, on cherche un peu partout dans ce pays à enjamber les normes, après les avoir édictées et érigées en dogmes intangibles. Sauf... pour le chemin de fer ! On connaissait la célèbre directive Bussereau sur les P.N., véritable coupe-jarret à toute velléite de réouverture. Mais un tas de petits malins en ont trouvé encore d'autres, toujours plus contraignantes. Du coup, peu de réouvertures, et des obstacles budgétaires et administratifs qui font reculer les décideurs les plus velléitaires. De plus, le concept de voie verte étant devenu furieusement tendance chez certains élus, il reste peu d'espoir pour les lignes mortes ou moribondes...<br /> Pour la Rive Droite, on touche le fond. Une étude d'impact des circulations voyageurs sur l'environnement, alors qu'il passe déja du fret(certes en quantité limitée, mais y compris des matières dangereuses), on frise le sodomisage de diptères ! <br /> N.B.petite coquille à signaler : Meysse et non Leysse.<br /> Les plus pertinentes à réouvrir dans un premier temps à mon avis :Cruas, Le Pouzin et La Voulte.
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L
Il faut bien occuper les fonctionnaires à rien faire et surtout à leur faire croire qu'ils travaillent dur.
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B
Les gars, faut pas s' en prendre bêtement à tous les fonctionnaires ! Les "petits", ceux des collectivités par exemples, n' ont rien à voir avec les "grands pontes" coupés des réalités, et bien enfermés dans leurs ministères !
S
Ils peuvent tout à fait travailler dur et inutilement<br /> Il suffit de leur confier des tâches inutiles…
D
La région voisine a réussi à relancer les trains, sur la même ligne avec les mêmes normes en vigueur puisqu'elles sont nationales jusqu'à preuve du contraire. Les équipes d'Occitanie galèrent certes pas mal avec les opérateurs issus de la SNCF, mais elles ont réussi à faire avancer les choses. Effectivement le ferroviaire souffre bel et bien d'une folie normative. Mais dans le cas de la rive droite du Rhône, la présence des normes arrange bien ceux qui n'ont pas envie d'avancer et prétendent le contraire tout en rejetant la faute la réglementation. <br /> Quant aux études, on se demande quelle peut bien être leur utilité. Les dossiers sortis par SNCF réseau et son prédécesseur RFF sont d'un niveau élève de 6ème. Ne cherchez pas des justifications technico économiques comme une étude sur les utilisateurs potentiels, le potentiel fret, le niveau de performance de la ligne à viser pour pouvoir assurer un niveau de desserte donné...
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F
Quand on comprendra enfin que le but de la SNCF, c'est de concurrencer l'avion avec le TGV et non de développer le rail!<br /> Il faudrait en fait permettre à d'autres opérateurs de venir sur le rail ... sans que SNCF réseaux ou autres y mettent des obstacles réglementaires
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F
C'est déjà le cas avec la RENFE ou Trenitalia.<br /> Par ailleurs, l'ART surveille de près l'activité de SNCF Réseau quant à l'accès au réseau par les compagnies ferroviaires.
S
La situation climatique,la demande de services publiques devraient conduire à une relance du ferroviaire mais il n’en est rien<br /> <br /> Non content de sous financer le ferroviaire l’Etat se permet de sur exiger dans tous les travaux<br /> Les normes de pays riches avec des financements de pays pauvre en résumé<br /> <br /> Si il il y avait une volonté politique l’Etat demanderait un processus de simplification pour favoriser les projets et/ou la SNCF le proposerait<br /> <br /> C’est ce qu’on ferait dans un processus industriel pour réduire les coûts<br /> <br /> Mais il n’y a ni l’un ni l’autre
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J
Le chemin de fer ! C'est une chose trop grave pour le confier à sncf réseau.<br /> Depuis le début, cette industrie était gérée par les services de l'exploitation à la Division du Transport.<br /> Depuis "l'explosion" des services, c'est maintenant celui de la maintenance (sncf réseau alias la maison "bouffe tout") qui englobe également la Direction de la Circulation Ferroviaire (les postes d'aiguillages).<br /> Cela me fait penser au millefeuille territorial qui nous coute un pognon de digne pour un résultat affligeant. <br /> Le système est à bout de souffle !
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Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
  • Le chemin de fer est indispensable à toutes nos villes et ne doit pas être l'apanage de la seule région-capitale. Les lignes transversales, régionales et interrégionales doivent contribuer à une France multipolaire, équitable au plan social et territorial.
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