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Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
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23 septembre 2025

Saint-Etienne-Clermont-Ferrand : 24.000 véhicules par jour sur la seule autoroute, ligne coupée, transport public chaotique

 L’abandon sur 47 km aux ronces et aux arbres de la section Boën-Thiers de la ligne Saint-Etienne-Clermont-Ferrand restera comme l’une des taches indélébiles des deux derniers mandats du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes et, bien sûr, de l’État centralisateur qui n’a que faire des lignes tranversales et renvoie le « petit peuple » aux lents cars Macron ou aux squelettiques services routiers. Les gares ferment, les clients attendent le car en bord de route quand ce n’est pas sur un parking en zone commerciale.

 Le cas de la ligne Saint-Etienne-Clermont-Ferrand est emblématique et suscite une mobilisation remarquable des citoyens, associations et élus entre Forez et Auvergne dans le cadre de la fédération « Letrain634269 ». Cette dernière vient de souligner qu’entre les deux villes on décompte 24.000 véhicules par jour sur la seule autoroute parallèle. Et bien plus si l’on compte l’ancienne nationale 89. L’association multiplie les manifestations et les mobilisations.

145 km entre deux métropoles et sur l’un des axes centraux Lyon-Bordeaux

 Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, dont les intercommunalités comptent respectivement 297.000 et 408.000 habitants, ne sont éloignés que de 145 km par voie ferroviaire. Les deux département du Puy-de-Dôme et de la Loire comptent respectivement 665.000 et 773.000 habitants. La métropole de Lyon est elle aussi concernée : elle compte 1.435.000 habitants.

Affiche publiée par Letrain634269 montrant que la ressource de transfert modal en faveur du rail est bien là. Et encore ne mentionne-t-elle pas le trafic sur la départementale 1089, parallèle à la voie ferrée sacrifiée, qui voit passer un trafic, fret et individuel, qui veut échapper au péage. (Doc. Letrain634269)

 Clermont-Ferrand et Saint-Etienne forment le seul couple de métropoles françaises proches à ne plus être relié par rail alors même qu’elles appartiennent à la même « grande » région. L’interruption de cette relation induit l’interruption d’une des relations ferroviaires les plus courtes possibles entre deux autres grandes métropoles, Lyon et Bordeaux, que plus aucun train ne relie sans imposer un changement. L’État parisien manifeste ainsi toute sa dimension destructrice pour les provinces qu’il prétend régenter.

 La ligne qui relie Clermont-Ferrand à Saint-Etienne a été neutralisée dans sa partie centrale en 2016 en raison d’un manque de 50 millions d’euros pour restaurer la voie, soit deux ans seulement après la réunion des deux régions Auvergne et Rhône-Alpes. Cette quasi-contommitance est éblouissante.

 Seul un interminable détour par Roanne et Saint-Germain-des-Fossés permet une relation ferroviaire, qu’évidemment personne n’emprunte puisqu’elle affiche 212 km soit un allongement de 46 % de l’itinéraire avec correspondance obligatoire à Roanne. Un tel périple relève de la plaisanterie.

Une priorité routière évidente

 Les services du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes qui obéit à une priorité routière évidente depuis des années, ont bricolé une fiche horaire Clermont-Ferrand-Saint-Etienne qui mêle trains et autocars aux extrémités (de Saint-Etienne à Boën et de Clermont-Ferrand à Thiers), rarissimes autocars TER de desserte fine accédant à la partie centrale, le tout mêlé à des lignes routières ex-départementale à missions partielles ou rayonnantes, doublant parfois le train et à horaires, arrêts et tarifs (2,20 € quelle que soit la distance) différents des cars TER.

 Pour faire bonne figure, les contribuables auverhônalpins subventionnent depuis septembre six allers-retours par autocars directs entre les deux métropoles, qui empruntent les autoroutes et ne desservent que Thiers et Montbrison, avec un temps de parcours de 1 h 55 mn. Ces arrêts intermédiaires ont été rétablis après des années durant lesquelles la région proposait trois relations directes par jour sans aucun arrêt intermédiaire en 1 h 45 mn, avec des autocars très modérément remplis. On peut concevoir qu’ils le restent encore. Le temps de parcours par automobile entre les deux métropoles est proposé en 1 h 37 mn par les calculateurs de distance.

Elément des conditions de transport: les conditions d'attente aux arrêts. Sur cette photographie, arrêt "Boën mairie" direction Noirétable, Thiers et Clermont-Ferrand, dont on peut admirer le confort et les ressources d'information. Notons que les véhicules circulent pour la plupart en transit sur la départementale 1089, ancienne nationale, avec un fort trafic fret. (Cl. RDS)

 Le temps de parcours de ces semi-« bolides » routiers équivaut à celui des autorails de naguère, lesquels desservaient pourtant plusieurs autres gares intermédiaires parmi lesquelles Bonson, Boën ou Noirétable. Cette dernière est aujourd’hui marginalisée, entre de rares cars TER ou ex-départementaux.

 Un autocar TER intermétropoles à dessertes intermédiaires existe aussi chaque jour, mais son temps de temps de parcours renvoie aux services d’un pays en voie de sous-développement : trois heures pour 147 km, soit une vitesse commerciale de 48,3 km/h…

54 colonnes par sens pour la surréaliste fiche horaire n°11 des TER Auvergne-Rhône-Alpes

 Soulignons enfin que la surréaliste fiche horaire de cette « ligne » Clermont-Ferrand-Saint-Etienne, numérotée 11, comporte désormais 54 colonnes par sens pour des services sectionnés à l’envi, jonglant entre hétérogénéité des missions, exceptions de circulation et dualité des modes de transport. Sa lecture nécessite pour le moins un diplôme d’école d’ingénieur. C’est une colonne de plus depuis septembre…

 Le système arrive même a obliger à une correspondance rail-route pour une des relations Clermont-Ferrand-Thiers (46 km!). Et il supprime toute relation ferroviaire entre Boën et Saint-Etienne les samedis, dimanches et fêtes. Les étudiants stéphanois visitant leur famille les fins de semaine sont priés de passer par la route. Le temps de parcours par autocar entre ces deux villes s’étage entre 58 mn (quasi-direct) et 1 H 29 mn (omnibus), contre 50 mn à 58 mn au pire par train (lui, toujours omnibus).

 On suppose sans effort que le bilan économique de ce salmigondis bureaucratique soit catastrophique, si l’on en juge par le taux d’occupation homéopathique des autocars empruntés par nos correspondants. On voit ici une nouvelle illustration du vieux principe enseigné dans certaines écoles d’ingénieurs, selon lequel « la route disperse, le rail rassemble ».

Gare de Boën, sur la ligne Saint-Etienne-Clermont-Ferrand interrompue. La salle d'attente est évidemment fermée et le distributeur de billets n'accepte pas l'argent liquide. L'AGC est en attente de rebroussement vers Saint-Etienne puisque la voie est neutralisée côté ouest vers Clermont-Ferrand. On soulignera que la dispersion des services entre modes entraîne, dans ce cas précis, deux sites d'arrêt pour les autocars: la cour de cette gare et un arrêt situé à 200 m pour les autocars en transit, sans distributeur de titres de transport (que les conducteurs d'autocars TER ne délivrent pas, contrairement à ceux des autocars départementaux...). (Cl. RDS)

 Pendant ce temps, chaque jour, près de 24.000 véhicules empruntent les autoroutes A89/A72 entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne, sur un axe parallèle à celui de la voie la voie ferrée, vient de relever l’association Letrain634269. Et encore ne prend-elle pas en compte le trafic de l’ancienne nationale 89, devenue la départementale 1089 par la grâce de la défausse de l’État central sur les départements. Cet axe gratuit et historique fait profiter les bourgs qu’elle traverse (Boën, Noirétable, Chabreloche…) de son intense trafic de poids-lourds dont les charges – de bois en particulier – étaient naguère confiées aux trains.

 Il convient en effet de décompter, sur la RD 1089, le transit d’automobiles ou fret fuyant un trajet autoroutier qui est tarifé par Vinci Autoroutes, par sens et de bout en bout : 10,80 € pour un véhicule léger, 17,20 € pour une camionnette ou un van (classe 2) et 33,60 € pour un poids-lourd à trois essieux ou plus (classe 4). On comprend qu’en cette période d’austérité, une partie du trafic autoroutier potentiel, particulier ou professionnel, s’évade vers le réseau gratuit.

Sylviculture, travail du bois, métallurgie, élevage

 La sylviculture et ses activités aval (scieries, travail du bois...) est notable dans cette région, de même que l’élevage ou la petite métallurgie (roulements à billes à Boën par exemple, jadis embranché au rail). Noirétable était une gare bois d’importance, comme en témoigne la surface de son faisceau fret aujourd’hui à l’abandon. Sail-sous-Couzan était une gare d’eaux minérales. A l’Hôpital-sous-Rochefort, la voie abandonnée jouxte une entreprise de travail du bois...

 Ne demeure plus confié au fret ferroviaire rail que le trafic de la vaste usine Verallia de Saint-Romain-le-Puy, qui vient de compléter ses lignes de production. Pourtant, l’embranchement voisin de son site de traitement et stockage de verre recyclé est à l’abandon.

Gare de Noirétable, abandonnée peu de temps après avoir été ravalée et équipée d'un panneau numérique d'annonces dynamiques cofinancé par l'Union européenne. Les rares autocars TER de substitution ne la desservent plus, se contentant d'un arrêt à 800m en contrebas. (Cl. RDS)

 « Aujourd’hui, aucune autre solution de mobilité efficace et attractive n’existe que la voiture » souligne Letrain634269 dans son document publié ces derniers jours. Il relève à l’inverse combien « le réseau ferroviaire représente une solution d’avenir pour notre mobilité », citant ses dimensions écologique, sécuritaire, rapide et confortable. « Le train réduit considérablement les émissions de gaz à effet de serre par rapport à la voiture », explique Letrain634269.

 « Dans cette région de moyenne montagne, les conditions hivernales peuvent rendre les routes particulièrement dangereuses » et le train « offre un trajet serein et agréable, loin du stress du trafic ». Plus encore, insiste l’association, le rail « est structurant pour le territoire (et) favoriser le train, c’est renforcer l’attractivité du Haut-Forez et dynamiser les échanges économiques ».

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Commentaires
M
Je ne résiste pas à vous relater mon voyage de St-Etienne à Chabreloche d'il y a peu : car TER omnibus de 12H20 à Châteaucreux, fausse destination affichée : Clermont-Fd via Chalain d'Uzore et Thiers-ouest, soit express par autoroute. Le conducteur me confirme, au vu de mon billet, qu'il s'agit bien du service omnibus desservant Chabreloche, arrêt Pont Bascule. Peu avant l'entrée dans la localité, j'appuie sur le bouton "stop" individuel situé au-dessus du siège puis me positionne face à la porte de sortie. Pour être sûr que le chauffeur me voit prêt à descendre, je me place finalement tout à l'avant. On traverse la ville sans le moindre arrêt. Pensant que l'arrêt "pont Bascule" était à la sortie de la ville, j'attends encore, le car poursuit sa route et j'apprends que l'arrêt, situé au centre de la localité, a été zappé. Je me retrouve à Thiers soit 15 km après ma destination. Avec mauvaise foi, le chauffeur me soutient mordicus qu'il s'est arrêté à Chabreloche mais est reparti aussitôt en ne voyant personne monter. Ce qui est totalement faux : si cela avait été le cas, je serais descendu de suite, étant resté aux aguets durant toute la traversée de la ville. Quand je lui fais remarquer qu'il a vu mon billet et connu de vive voix ma destination qu'il ne pouvait donc ignorer, il me rétorque qu'il a 20 arrêts et qu'il ne peut donc s'amuser à retenir la destination de chacun - alors que nous n'étions même pas une dizaine au total - et que je dois lui re-signaler l'arrêt de vive voix à son approche, tout en me signalant que le bouton "arrêt" ne fonctionne pas... Heureux hasard des horaires : un autre car repart en sens inverse 15 minutes plus tard et me ramène à Chabreloche sans supplément au vu de mon billet aller, moyennant une heure perdue au total. A un autre moment de la journée, j'en aurais été quitte pour faire du stop ou 15 km à pied le long de la D 1089 très fréquentée... <br /> Outre le tout-routier imposé par la région, nous sommes censés connaître des codes à respecter, du moins avec certains chauffeurs, pour voyager en car TER sur cette ligne :<br /> - savoir à l'avance que les boutons "stop" situés au-dessus des places assises ne fonctionnent pas,<br /> - signaler l'arrêt au conducteur en avançant à son niveau juste avant l'arrivée, le lui dire à la montée ne suffit pas,<br /> - ne surtout pas compter sur la porte arrière, pourtant dédiée à la descente, personne n'y prête attention,<br /> - espérer que quelqu'un montera à l'arrêt où vous voulez descendre, pour être sûr que le car s'y arrête,<br /> - savoir qu'en toutes circonstances, c'est TOTALEMENT de votre faute si vous ratez l'arrêt.<br /> <br /> J'ai failli connaître la même mésaventure à Fix St Geneys dans un car Brioude-Le Puy : j'avais présenté mon billet au chauffeur en montant, il connaissait donc ma destination, le bouton "arrêt" était introuvable, la porte de sortie inactive, je n'ai pu sortir (précipitamment par l'avant au moment où la porte se refermait) que parce qu'un voyageur s'était présenté à la montée, sinon je me serais retrouvé au Puy, 25 km plus loin.<br /> <br /> Quelle idée j'ai aussi d'aller dans des patelins oubliés qui n'intéressent personne, au point où les cars omnibus oublient même de s'arrêter ! Je n'avais qu'à aller à Thiers, Clermont-Fd ou Le Puy, comme tout le monde. Ou acheter une voiture.
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B
Cela me rappelle furieusement le secteur Saint-Raphaël - Saint-Tropez, ou les horaires de bus - qui remplacent une ligne ferroviaire (Le Train Des Pignes) détruite, il y a 77 ans, pour faire plaisir à des copains autocaristes - ne sont là que pour visualiser la fréquence, les bus pouvant avoir au moins 10 minutes d' avance (sans attendre l' heure de passage) ou 1 heure (quelque fois plus) de retard . Impossible de compter sur les bus départementaux de ce secteur (appartement aux Issambres), pour aller prendre le train à Saint-Raphaël !
S
Il fut une époque où en cas de neige, prendre le train était la solution évidente et rassurante. Le personnel, nombreux, était à l'action pour déneiger quais, cœurs d'aiguilles, croco etc.. désormais, les gares sont fermées, les astreintes ont un parcours très très long, et de toute façon, len cas de chute de neige importante, la circulation sera vite interrompue, les autorail seront remplacées par des bus (ou pas). S'imaginer que voyager en train ces jours la est une solution évidente est un fantasme. Quant au peu nombreux voyageurs dans les bus, c'est aussi le reflet de ce qui se passait quand les autorails roulaient à l'époque: bien souvent vides. La faute certe au manque de travaux, mais aussi à la conception de la ligne à sa construction : éloigné de tout, lente, encaissé. Ce qui n'était absolument pas une gêne à l'époque, est devenu dans une société toujours trop pressée, un handicap majeur !.( Sans parler de l'individualisme des individus qui préférons prendre leurs voitures plutôt que le train.).<br /> Bien évidemment, le train est magnifique moyen de se déplacer, mais c'est acher, très cher. Et dans une société au bord de la faillite, on peux voir que ce n'est plus une priorité. Et cette ligne La encore moins..
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B
Sinclair, vous vous êtes déjà fait remarquer dans un autre topic, me semble t' il . Je vous soupçonne d' être quelqu' un des compagnies de bus, vu que visiblement vous ne lisez pas les commentaires de récriminations des autres forumers . Si vous le faisiez, vous ne sortiriez pas votre prose inadaptée.<br /> <br /> Pour une autre destination : cet été, j' ai eu deux fois à prendre le bus entre Dijon et Nancy - l' une à cause "de travaux" sur l' itinéraire, et l' autre à cause d' une "suppression de train" par manque de personnel (conducteur ou contrôleur) . Et bien ? Par rapport au temps normal du trajet (via Culmont 2 h 30 (précision)), 1 heure de plus à l' aller (uniquement Neufchâteau desservie par le bus (le train lui aurait du desservir en sus Is sur Tille + Culmont + Toul)), et 1 h 35 au retour en desservant les gares prévues . Avec un tel résultat, engendrant une grosse fatigue aux jambes bloquées pendant tous le parcours, non franchement vos bus sont inadaptés pour les longs parcours ! Sans compter qu' ils sont pris dans les embouteillages en ville !<br /> <br /> Alors, monsieur l' autocariste, vous êtes une régression pour ces régions qui perdent leurs liaisons ferroviaires !
S
Sans doute la fermeture récente la plus stupide et scandaleuse de toutes<br /> <br /> Mais quand je vois que les régions Auvergne Rhône Alpes maintenant fusionnées ainsi que l’Etat ont été incapables de sauver cette ligne et dans l’indifférence des 2 départements et des 2 agglomérations je me dis qu’il faudrait maintenant un miracle pour qu’en ces temps de pénurie budgétaire et de haro sur les dépenses de l’Etat ,de nombreuses lignes ne suivent pas cette voie funeste<br /> Ligne des hirondelles?<br /> Ligne des Causse?<br /> <br /> A qui le tour?
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L
Merci pour ce nouvel article sur la fermeture de ligne la plus aberrante de France, voulue notamment par la région antiferroviaire Auvergne Rhône-Alpes et précédemment par l'ex-Auvergne férocement anti-rail qui a toujours refusé de financer les travaux nécessaires de son côté et a fermé de multiples lignes dans le Massif Central entre 2008 et 2014...<br /> J'ai maintes fois fait le trajet Clermont-StE et VV, une fois via Roanne (si si !) avec une correspondance de 8' qui donnait un temps de parcours honorable (Clermont 17H02, Roanne 18H16/18H24, StE 19H37). Je l'ai également fait via... Le Puy, pour reparcourir la très belle ligne de St Georges d'Aurac à St Etienne, dont la section ouest est très menacée. J'ai également fait du train jusqu'à Boën + car au-delà (vendredi après-midi avec 15' de correspondance entre Boën-gare et Boën-parc Lignon). Enfin, plus récemment, j'ai fait Clermont-Thiers en TER puis Thiers-St Etienne en car (Clermont 17H20, Thiers 18H05/18H10, StE 20H05). Le train avait 5' de retard, heureusement le car a attendu... les 2 personnes que nous étions en correspondance, pour un total de 3 passagers dans un véhicule de + de 50 places ! <br /> <br /> J'ai testé le nouveau car express StE-Clermont un samedi matin à 8H30, à peine 10 voyageurs de bout en bout, personne n'est monté ni descendu dans les deux no man's lands que sont Chalain d'Uzore-aire-covoiturage (censé desservir Montbrison) et Thiers-ouest-aire-covoiturage. Je doute fort du succès desdits cars et encore plus des arrêts intermédiaires choisis, qui évoquent, à une échelle différente mais le principe est le même, les gares TGV excentrées Franche-Comté, Haute Picardie et Lorraine TGV. Malgré cela et une circulation des plus fluides, le car avait du retard à l'arrivée (horaire mal calculé ?), ce qui m'a fait craindre de rater le TER Clermont-Figeac-Toulouse partant à 10H38, il me restait 5' pour aller de la gare routière au fond de la gare SNCF où il était à quai.<br /> <br /> Je signale enfin que 2 passages à niveau ont été entièrement bétonnés sur la ligne côté auvergnat, à Chabreloche et Celles sur Durolle, scellant définitivement l'abandon de cette voie ferrée. Les auvergnats du coin peuvent dormir tranquille au son mélodieux du flux incessant des camions, ce n'est pas demain la veille que le tintamarre infernal de quelques modestes autorails viendra les réveiller...<br /> <br /> Merci MM. Souchon et Wauquiez, merci SNCF Réseau, merci l'Etat jacobin, merci les lobbies, vous nous simplifiez la vie à un point que vous n'imaginez pas, vous oeuvrez continuellement pour la défense de l'environnement...
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B
En comparaison : contrairement à Haute Picardie, Lorraine TGV, et même Meuse TGV, BF-C TGV est reliée à la gare centrale de Besançon Viotte, par des navettes TER (généralement des A-TER 73500 ou Régiolis) . Ceci dit, cette "gare patates" a entrainé la disparition de moitié de l' offre TGV au départ de Viotte pour Paris, et le détournement d' un TGV Strasbourg-Marseille, via le Revermont, par Dijon désormais.
P
Bonjour,<br /> <br /> Merci pour votre analyse intéressante.<br /> <br /> Vous mentionnez dans votre commentaire que je cite :<br /> <br /> “Deux passages à niveau ont été entièrement bétonnés sur la ligne côté auvergnat, à Chabreloche et Celles-sur-Durolle, scellant définitivement l'abandon de cette voie ferrée.”<br /> <br /> Je tiens à préciser qu’en aucun cas le bitumage d’un passage à niveau ne signifie l’abandon définitif d’une voie ferrée. En effet, pour remettre une ligne en service, il est de toute façon nécessaire de reprendre complètement l’infrastructure : rails, ballast et traverses.<br /> <br /> À titre d’exemple, quelques mois avant le rétablissement de la ligne Montréjeau–Luchon en Occitanie, l’ensemble des passages à niveau avait été bitumé, et le platelage ainsi que les rails avaient été retirés, sans que cela n’empêche la remise en service de la ligne.<br /> <br /> Cordialement,<br /> Pierre-Olivier Messner<br /> Coprésident, association LeTrain634269
D
On pourrait ajouter qu'à la moindre alerte neige, l'autoroute est soit fermée (quand la neige est annoncée) soit obstruée par les camions qui s'y trouvent piégés quand elle tombe de manière inopinée (ou en plus grande quantité que prévu). Donc en hiver le trajet routier est loin d'être fiable.<br /> Quant au détour en train par Roanne, si on compare les temps de parcours depuis Andrézieux / Bonson, il est souvent plus rapide que le car. Reste le tarif qui est prohibitif mais la cherté des TER est généralisée en France.
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C
Une information complémentaire <br /> "Saint Etienne-Clermont Ferrand" par l'autoroute "payant" avec ses cols bloqués et difficultés l'hiver est inadmissible.<br /> D'autres ont trouvés et connaissent une solution non-payante ! En venant de Lyon et Saint Etienne ils quittent et prennent la route départementale à Andrézieux... St Marcellin en Forez... Saint Bonnet le Château... Usson en Forez.... Craponne sur Arzon .... Sant Paulien ... Paulaguet ... Brioude ... Issoire et arrivent jusque là complètement GRATOS avec moins de problèmes l'hiver que dans le secteur Noirétable-Thiers.<br /> Ceux qui habitent sur cet axe peuvent vous dire qu'un nombre d'affréteurs et chauffeurs routiers de gros camions Français et aussi nombreux Etrangers ont trouvés leur solution économique qui sature nos routes départementales sinueuses déjà bien chargées.<br /> Je ne cherche pas à favoriser cette voie routière mais seulement à ce que nos décideurs quittent leur bureau pour prendre connaissance de la réalité du terrain.
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J
"nos décideurs quittent leur bureau pour prendre connaissance de la réalité du terrain."<br /> Heu, on a le droit de rêver mais il ne faut pas exagérer...
H
Merci de continuer à publier sur cette ligne ! Originaire de Roanne, je suis aussi consterné qu'il n'y ai aucun arrêt entre ma ville et St Germain des Fossés , soit plus de 60 Km , à cheval entre deux départements. <br /> Les Roannais se plaignent des bouchons dans le quartier des tuileries, ils ne leur viendraient pas à l'esprit qu'une partie du traffic routier vient des gares fermées, tant passagers que fret.<br /> Ainsi va la France.
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B
Pas mieux avec la Ligne 4 . Aucun arrêt entre Vesoul et Culmont-Chalindrey . Pourtant, je pense que des TER Belfort - Vesoul pourraient être poussés jusqu' à Culmont (voire Dijon) et desservir au moins Port sur Saône et Jussey . Lamentable, et après on critique les populations qui n' utilisent "que les voitures".
J
Il suffit de se poser la question "à qui profite le crime"...<br /> Comme à chaque fois, aux copains et aux copains des copains.<br /> Et qui paye tout cela ? Toujours les mêmes à qui l'on fait croire que c'est "la rançon du progrès".
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X
Tant qu'il y aura Laurent WAUQUIEZ ou ses sous-fifres aux manettes, rien ne bougera hélas !
B
Voir vers les compagnies d' autocaristes ! Dans le Var, sur le secteur Saint-Raphaël - Saint-Tropez, on mesure l' ampleur des dégâts 80 ans après (suppression de la ligne du Chemin de Fer des Pignes Toulon - Fréjus le long de la mer (et son antenne sur Saint-Tropez)) . 80 ans après : des bus aux horaires non fiables- quelques fois en avance (et n' attendant pas la bonne heure prévue du passage), le plus souvent en retard, et pas qu' un peu : parfois une heure ! Vous ne pouvez pas compter sur ces bus pour aller prendre le train à Saint-Raphaël (ma tante a son appartement aux Issambres), vous avez tout intérêt à prendre un taxi ! Soit 30-40 euros, contre 2-5 pour les bus, mais au moins en payant, VOUS ÊTES A L' HEURE ! Voilà le résultat d' un sabotage de 1948 !
Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
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