Canalblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
Publicité
21 août 2024

TER : réservation obligatoire, contingentement d’achats de billets… le voyageur au service de l'exploitant*

* (Ajout le 22 août de la réaction de Régions de France, au 2e paragraphe)

 Il y a quelque chose d’odieux dans la gouvernance de certains services ferroviaires en France. Grand-Est, après Normandie, et leur exploitant SNCF Voyageurs, ont étendu l’obligation de réserver sa place pour voyager en TER au départ de Paris. Auvergne-Rhône-Alpes et SNCF Voyageurs quant à elles refusent régulièrement de délivrer des billets par internet pour leurs services Briançon-Romans par Veynes et Valence sous prétexte de train « complet » alors que l’expérience démontre régulièrement… qu’ils ne sont pas complets.

Lançant des pétitions, les associations d’usagers sont vent debout contre ces nouvelles contraintes qui, sous prétexte de garantie de confort, visent à masquer le manque de matériel et l’insuffisance de l’offre sur un réseau ferroviaire régional français en cruel déficit de moyens. L’appauvrissement relatif du service public de transport rejoint au passage l’obsession du contrôle des foules et le vieux réflexe de dirigeants politiques qui jugent que le citoyen est au service de l'exploitant. Le 22 août Régions de France, qui fédère tous les conseils régionaux, alarmée par l'ampleur des réactions, a affirmé que « la généralisation de la réservation obligatoire ne fait pas partie des travaux en cours sur les transports express régionaux ». Elle a dénoncé un « débat non vérifié et sans fondement ». Il n'en reste pas moins que le fondement dudit débat est une pratique déjà bien réelle dans deux régions.

L’obsession de la réservation obligatoire, manie française

 L’obsession de la réservation obligatoire en France a commencé avec l’introduction de la grande vitesse en 1981, accompagnée d’un « yield management » copié sur le modèle aérien. Ce système vise à optimiser le remplissage des rames mais heurte de front le principe de souplesse, l’un des arguments du train, particulièrement lorsque l’offre est cadencée. Devant la contestation de la rigidité du système, SNCF Voyageurs a imaginé des possibilités de changements de billets, mais généralement coûteuses, complexes ou réservées à une élite.

 Depuis l’été 2022, l’emprunt de tous les Trains express régionaux (TER) de la région Normandie au départ ou à destination de Paris sont à réservation obligatoire. Depuis cet été, ce système est appliqué aux TER de la région Grande-Est au départ ou à destination de Paris sur les lignes classiques Paris-Châlons-Strasbourg et Paris-Troyes-Mulhouse. Les services de communication de la région Normandie affirment que la mesure, imposée depuis deux ans « rencontre l’assentiment des voyageurs ».

Rame Regiolis Alstom du service TER Normandie à quai en partance de Paris pour Cherbourg. Au départ de Paris, la réservation est obligatoire malgré l'impératif de souplesse qui devrait présider, en particulier, aux services régionaux. (Doc. Union des Usagers du Paris-Cherbourg)

Jusqu’à présent en France, seuls les trains à grande vitesse et certaines lignes Intercités imposaient une réservation obligatoire. Le contraire des pays du nord de l’Europe, qui ignorent la réservation obligatoire sauf pour les trains de nuit.

 L’extension de cette obligation de réservation aux TER souligne la crise profonde que traverse le service ferroviaire français et le manque évident de considération pour la clientèle de la part des décideurs. Depuis l’annonce d’un investissement de 100 milliards d’euros dans le réseau par Elisabeth Borne alors Premier ministre, on attend l’identité des financeurs. Or le réseau français, réduit de moitié depuis sa plus grande extension, est réputé le plus obsolète, tant en matière de qualité de la voie (hors Grande vitesse) que de signalisation. Ce fut par deux fois démontré lors d’audits réalisés  par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne à la demande des autorités françaises.

Réseau rétracté, manque de matériel roulant

 Pire : la rétraction du maillage ferroviaire se poursuit, après les vagues de suppressions opérées depuis la nationalisation de 1938, qui firent disparaître la moitié des 50.000 km hérités des compagnies.

 Ont encore été récemment liquidées les lignes reliant Saint-Etienne à Clermont-Ferrand, le haut Jura (Saint-Claude) à Lyon, Limoges à Angoulême ou Brive par Saint-Yriex, Clermont-Ferrand à Brive... Plus aucun train ne relie Lyon à Bordeaux  par le Massif central alors que deux itinéraires existaient jusqu’aux années 2010, ni aucun TGV direct via Toulouse ou l’Ile-de-France, d’ailleurs.

 Quant aux lignes TER maintenues, aux fréquences améliorées grâce à l’engagement de nombreuses régions, elles sont désormais pénalisées par le manque de matériel roulant, conséquence d’un manque d’anticipation du succès de leurs services par des régions en mal de budgets, par la multiplication des ralentissements pour manque d’entretien et par des systèmes de signalisation limitant les flux.

Contre la réservation, les pétitions de « En train » et d’ADULT

  « Pour avoir le choix d’accéder librement avec un ticket à tel train  ou au suivant, parce qu’on a raté celui prévu, la réservation est un non-sens », s’indigne le réseau européen « En train », qui  a lancé une pétition nationale (1). Dans le Grand-Est, c’est l’association ADULT (Association de Défense des Usagers de la Ligne TER de la Vallée de la Marne en Champagne Ardennes), membre de la Fnaut Grand-Est qui a lancé une pétition contre la réservation obligatoire dans les TER régionaux au départ de Paris (2).

TER Grand Est : vers un service performant au quotidien - GrandEst

Logo de la très vaste région Grand-Est, qui réunit les anciennes régions Champagne-Ardennes, Lorraine et Alsace, apposé sur les caisses de rames TER. (Doc. Région Grand Est)

 « A  l’heure des mensonges et promesses assénées 24 heures sur 24 par nos gouvernants, la réservation obligatoire dans les TER pourra s’avérer très pratique pour cacher une politique de transports désastreuse ou absente, très pratique aussi pour fermer l’accès du train, marginaliser les personnes âgées, celles sans internet ou dégoûtés par la nouvelle complexité », explique le texte d’« En train ».

 Dans le Grand-Est, la pilule a beaucoup de mal à passer. La réservation obligatoire constitue « une mesure particulièrement contraignante pour les voyages du quotidien », affirme le texte de la  pétition lancée par ADULT. « En dépit, déjà de nombreux problèmes ou dysfonctionnements, nous sommes régulièrement confrontés à des trains surchargés, de nombreux retards, des trains supprimés pour travaux, remplacés  par des cars en nombre insuffisant, et parfois non remplacés, des trains supprimés pour de (trop) nombreuses raisons, sans solutions de remplacement, des modifications de desserte (arrêts supprimés), possiblement des trains sales… », poursuit-il.

 Et de s’indigner : « Cela n’a pas suffi : la région nous impose la réservation. Elle nous l'impose comme solution à ses problèmes de gestion des flux, alors qu'elle n'a toujours pas réglé ses soucis énoncés ci-dessus ».

L'ingénieur Pierre Debano : « Certains ne savent pas quand se termine leur journée »

 « Beaucoup prennent ces lignes pour aller travailler à Paris. Certains ne savent pas quand termine leur journée. Cette mesure n’a aucun sens », fustige Pierre Debano, ingénieur transports, membre de l’Association des usagers de la ligne TER Vallée de la Marne.

 « Nous estimons que la réservation va être une source de problèmes pour l'ensemble des usagers du train », ajoute le texte d'ADULT. De fait, elle induit une différence de traitement entre les usagers puisque sur les lignes concernées s’ajoutent des voyageurs effectuant des parcours internes ou au départ de l’Ile-de-France,  des Hauts-de-France ou du Grand-Est, abonnés ou non-abonnés. Le texte ajoute « qu’il n’y a aucune gestion prévue des réservations en cas de situations perturbées (quid en cas de modification du matériel de dernière minute, de suppression inopinée de trains, par exemple...) ».

 Mais, surtout, « il y a une perte absolue de la souplesse du TER ». De fait, « ces trains sont empruntés par des travailleurs qui peuvent toujours être retenus par leurs emplois, et donc perdre le bénéfice de leur réservation (même en prenant une place dans la voiture libre d'accès). De plus « la réservation, ce n'est pas une assurance d'avoir une place contrairement à ce que nous assure la région » Grand-Est.

Contingenter plutôt qu’allonger ou ajouter des trains

 Les voyageurs se plaignaient d’être entassés à certaines heures, argumentent les exploitants. Mais plutôt que de rajouter des trains ou de les allonger, ces régions – qui sont autorités organisatrices et subventionnent les TER – préfèrent le contingentement. Au demeurant, le choix très français d’acheter systématiquement des rames automotrices limite drastiquement la modulation des capacités unitaires : le choix est entre une ou deux rames. Pas question d’ajouter simplement une ou deux voitures, ainsi que le permettaient les rames tractées. Ces dernières permettent de moduler finement la capacité en ajoutant ou retranchant des voitures, sans que cela engage des coûts excessifs tels que la mobilisation d’une deuxième rame automotrice, ses deux groupes moteurs, ses deux cabines de conduite, etc…

TER Annecy-Valence Ville à Valence TGV. Si la réservation obligatoire paraît impensable sur des services à courte distance, que va-t-il advenir pour les services TER à longue distance, du type Avignon-Port-Bou (303 km), Marseille-Lyon (351 km), Annecy-Valence (249 km), Clermont-Ferrand-Lyon (229 km), dans le grand Sud-Est ? ©RDS  

 Enfin, le coût unitaire des circulations et le manque de moyens pour l’achat de matériel roulant pousse les autorités organisatrices à concentrer les flux plutôt qu’à augmenter les fréquences.

Or l’application de ce système malthusien à de nombreuses autres lignes de TER risque de s’étendre, les régions étant incapables de faire face à l’augmentation de la fréquentation, plus forte que celle observée sur le réseau TGV ou en Ile-de-France.

Validité limitée à une seule journée, refus de vente de billets pour cause de train « complet »

 Déjà, la validité des billets TER a été réduite à une seule journée, avec pénalité en cas d’échange ce qui détruit l’argument de simplicité pour des parcours généralement courts. Pour les TER Briançon-Romans, qui circulent sur les territoires des deux  régions limitrophes Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, si la réservation obligatoire n’est pas imposée, les refus d’achats de billets via les sites internet se multiplient, sous prétexte de surcharge de certains trains. On voit ainsi la mention « complet » qui s’affiche. Pourtant, plusieurs expériences ont démontré que cette mention était mensongère.

 Il est en effet possible d’acheter un titre de transport valable une journée sur les distributeurs automatiques ou aux rares guichets humains, d’emprunter le train affiché « complet » sur internet, et de constater souvent qu’il reste  suffisamment de places assises libres. Il est important de noter que sur cet axe, les parcours de cabotage sont nombreux, tels Die ou Crest-Valence Ville, et que les fréquences sont faibles.

Gare de Die (Drôme) à 72 km de Valence Ville. En affichant "complets" certains train Briançon ou Gap-Romans par Valence, la région Auvergne-Rhône-Alpes rabat une partie de la clientèle sur l'autocar, toujours dominant dans la vallée de la Drôme malgré la récente réfection de la voie ferrée. ©RDS 

 La volonté de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de SNCF Voyageurs est-elle de favoriser le report sur les autocars TER qui doublent les sections drômoises de la ligne ferroviaire ? Plutôt que de commander du matériel neuf longtemps à l’avance, « une réponse facile peut être de compenser ailleurs, d'acheter des autobus, moins chers, et donc favoriser encore le routier, et c'est ce qui a été fait en Auvergne-Rhône-Alpes », dénonce « En Train ». 

 Or, précise un professionnel de SNCF Réseau, la ligne concernée (sections Briançon-Veynes et Veynes-Livron) n’est pas saturée et l’ajout de plusieurs circulations TER est possible sans nécessité d’augmenter la permissivité de la signalisation ou de multiplier les points de croisement.

Il faut que l’accès au train soit simple et souple

  Pour de nombreux usagers, prendre le train doit demeurer simple et souple. Les voyageurs ne sont pas des automates dont disposent les transporteurs pour optimiser leurs bilans. Les Suisses, dont le réseau ferroviaire offre des cadences élevées et un accès fluide, disent souvent que dans leur pays « on ne rate pas son train, on prend le suivant »… avec le même billet.

 Plus largement, la situation souvent déplorable du transport public dans les provinces de France est la résultante d’une conception obstinément jacobine du territoire. L’Etat, pourtant propriétaire du réseau ferré national, refuse d’investir dans la modernisation ou le sauvetage des lignes dont le trafic est inférieur à un certain niveau. Or plus elles sont dégradées et leurs vitesses ralenties, plus leur attractivité s’érode. Parallèlement, l’Etat exige un retour dès cette année à l’équilibre financier de son gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau, ce qui augure de nouvelles mesures d’économies essentiellement aux dépens de lignes régionales. On redoute des mises à voie unique, par exemple pour la section Roanne-Saint-Germain-des-Fossés (une transversale de plus serait ainsi sacrifiée), la neutralisation de nouveaux tronçons, le report aux calendres grecques de réouvertures après fermetures pour travaux.

Rame régionale des CFF helvétiques à Montreux, sur la ligne de Lausanne à Brigue (191,5 km), en horaire cadencé. Pour compenser la contrainte de l'horaire imposé, inconvénient structurel du transport public par rapport au transport individuel, la fréquence et le libre choix de l'horaire de départ paraissent incontournables... ce que la réservation obligatoire vient heurter de plein fouet. ©RDS  

 Pour autant, des dépenses publiques pharaoniques sont réalisées en Ile-de-France. Le seul métro régional périphérique du Grand Paris Express (200 km de lignes nouvelles) en cours de finalisation, a vu son coût bondir de 22,6 à plus de 42 milliards d’euros en 2020 et probablement plus encore d’ici 2030. Cette seule dérive suffirait à restaurer l’ensemble des « petites » lignes régionales de France. Et à financer l’achat de suffisamment de rames neuves pour éviter d’imposer la réservation obligatoire sur les TER.

 L’association « En Train » conclut : « A l'heure des mensonges et promesses assénés 24 h/24 par nos gouvernants, tout semble possible, la réservation obligatoire pourra s'avérer très pratique pour cacher une politique de transports désastreuse ou absente, très pratique aussi pour fermer l'accès du train à tous et toutes, marginaliser les personnes âgées, ceux sans internet ou ceux dégoûtés par la nouvelle complexité ».

- - - - -

(1) Lien vers la pétition internet du réseau "En Train" :

https://www.mesopinions.com/petition/social/avionisation-ter-reservation-obligatoire/232344

(2) Lien vers la pétition internet d'ADULT :

https://www.change.org/p/non-a-la-reservation-obligatoire-dans-les-ter?source_location=psf_petitions

 

 

Publicité
Commentaires
M
Pertinente analyse. Une stupidité sans limite. J'ai signé la pétition. J'ajoute le flicage obligatoire à l'achat d'un simple billet TER même sans réservation, vous savez ces tickets de caisse en papier-rouleau qui donnent l'impression d'aller au supermarché : il faut désormais donner sa date de naissance, souvent son identité, son n° de smartphone (bientôt ses opinions politiques, religieuses, son poids, sa taille - pour notre confort, pourrait-on nous dire, afin de savoir si notre morphologie s'adapte à celle des sièges des TER ? -). De plus ces papiers-à-courses au rabais mentionnent obligatoirement un horaire de train, même sans réservation. Finis les billets "ouverts". Je me suis laissé dire que certains contrôleurs n'aimaient guère qu'on emprunte un autre train que celui mentionné sur le torch...le billet délivré. Résultat : j'achète des billets IATA tant que je peux encore le faire (on peut en avoir de type "ouvert" sur demande au guichet si on possède une réduction régionale), quand ils auront disparu ce seront les billets ISO sur les distributeurs TER, ces derniers restent anonymes. Et quand Internet ou un distributeur grandes lignes m'impose un n° de téléphone, je mets un chiffre bidon (06 + huit zéros par exemple), ça peut fonctionner. Car hors de question que j'achète un smartphone pour leurs beaux yeux qui ne voient rien, en supplément du prix des billets qui ne cessent d'ailleurs d'augmenter alors que le service diminue en quantité et qualité à tous les niveaux.
Répondre
B
A cela vous pouvez ajouter un autre exemple de numérique, que tout le monde ne sait peut-être pas : se sont désormais les clients/usagers de la SNCF qui doivent imprimer le papier du Billet de Congé Annuel ! "Pas sorcier" à faire, faut le dire, mais.............il faut avoir une imprimante pour le papier, sinon problème - et je pense tout particulièrement aux personnes âgées, non munies d' une imprimante à domicile, et ne bénéficiant pas d' un bureau de travail où elles peuvent se rabattre, vu qu' elles sont "en retraite" - même problème que pour les impôts.
Répondre
D
Un des problèmes à la base de ces dérives est la "TERisation" d'un certain nombre de relations ex intercités pour lesquelles la réservation était sinon obligatoire du moins vigoureusement conseillée. Du coup on se retrouve avec un label TER qui regroupe pêle mêle des trains locaux et des liaisons qu'on aurait auparavant qualifiées de "grandes lignes" pour lesquels la réservation n'est pas choquante. Il faut donc arriver (c'est très dur en France) à agir avec discernement entre des trains drapeaux à réservation obligatoire et d'autres pour lesquels on va adapter la capacité afin d'en garantir au mieux l'accès. <br /> A l'époque de Lyon Strasbourg en turbotrain, les trains comportaient 2 rames: une ouverte à la réservation, un en accès libre. C'est peut-être une voie à explorer pour les TER au long cours.<br /> Par ailleurs on est en 2024, donc aujourd'hui il y a des algorithmes d'IA. Avec l'ensemble des data collectées par les sites de vente de billet et les validations de titres, il devrait être possible de prévoir avec un peu plus de finesse le taux de remplissage potentiel des trains, et de jouer par exemple sur les rames qui doivent effectuer des parcours de ou vers le dépôt afin de les acheminer préférentiellement par ces trains potentiellement chargés.<br /> NB: il y a toujours eu des automotrices sur le réseau français, mais à une époque il y avait... des remorques unifiées!!! peut-être une piste à explorer tout comme les fourgons porte ski ou porte vélo pour les lignes à fort potentiel touristique.
Répondre
D
Excellent article (comme d'habitude) contre cette stupidité de réservation obligatoire dans les TER, pondue par des fainéants manquant de plus d'intelligence pour trouver une bonne solution pour régler les problèmes de capacité. Attention, je ne suis pas porte parole de l'association ADULT, mais simple adhérent par sympathie, et usager occasionnel après avoir été usager de tous les jours
Répondre
M
Cher Pierre Debano,<br /> <br /> Nous rectifions et précisons, bien sûr.<br /> <br /> Cordialement,<br /> <br /> Michel Léon
T
Merci pour ces informations.<br /> <br /> Je prends la liaison Lyon Clermont-Ferrand périodiquement. Ce sera difficile de mettre la réservation obligatoire juste pour cacher le manque de fréquence. La ligne est la plus chargée entre Lyon et Roanne. Mais finalement, la région AURA n'aura rien besoin de faire. Les autocars sur l'A89 viendront suppléer ! Sauf qu'il n'y a pas d'arrêt intermédiaire contrairement au train.<br /> <br /> Le réservation bloquée ne se cantonne pas au "petites" lignes mais aussi sur des axes majeurs. Sur Paris-Dijon-Lyon, le service assuré par un train toutes les heures est réduit aux deux heures le dimanche. Pourtant, quantité d'étudiants reviennent de leur famille du WE pour revenir étudier à Lyon en semaine.<br /> <br /> Je prends habituellement le TER qui part à 17h23 de Chalon sur Saône. Le site web SNCF Connect me dit en effet que du fait d'un risque de surchargement de ligne, la réservation n'est pas possible. Je ne sais pas s'il y a un algorithme qui enregistre le nb de réservations ou s'il y a une programmation qui est partie du principe que les étudiants vont remplir les trains de fin d'après-midi et de début de soirée. Je suis donc invité à réserver un autre horaire. 15h23 est disponible, je réserve donc ce train, puis je décide de prendre le 17h23 comme d'habitude. Résultat : le train n'est pas plus rempli que d'habitude et j'ai eu une place assise sans soucis. Le train manque de place assises couramment à partir de Belleville. Il n'y avait pas pas plus de monde dans ce train.<br /> <br /> Cette technique est clairement un moyen de lisser la demande sur la journée et d'éviter des déconvenues d'usagers qui ne pourront pas monter. Sauf que cela existe déjà en semaine pour des collègues qui ne savent pas s'il pourront embarquer.<br /> <br /> Comment pourrait-on mettre une réservation obligatoire sur Dijon-Lyon compte tenu du nombre d'usagers présents ? Impossible pour moi<br /> <br /> C'est curieux de nous dire de prendre le train et ensuite de ne pas augmenter les moyens alloués pour répondre au surcroît de demande.<br /> <br /> Chers gueux, roulez à la voiture électrique, c'est l'avenir !
Répondre
B
"Chers gueux, roulez à la voiture électrique, c' est l' avenir !"<br /> <br /> Rien de si sûr : depuis un an, la progression des parts de marché de la voiture électrique a baissé, puis s' est stabilisé, et maintenant les ventes baissent depuis le printemps.
J
"Au demeurant, le choix très français d’acheter systématiquement des rames automotrices limite drastiquement la modulation des capacités unitaires : le choix est entre une ou deux rames. Pas question d’ajouter simplement une ou deux voitures, ainsi que le permettaient les rames tractées. Ces dernières permettent de moduler finement la capacité en ajoutant ou retranchant des voitures, sans que cela engage des coûts excessifs tels que la mobilisation d’une deuxième rame automotrice, ses deux groupes moteurs, ses deux cabines de conduite, etc…"<br /> CQFD...
Répondre
Raildusud : l'observateur ferroviaire du grand Sud-Est
  • Le chemin de fer est indispensable à toutes nos villes et ne doit pas être l'apanage de la seule région-capitale. Les lignes transversales, régionales et interrégionales doivent contribuer à une France multipolaire, équitable au plan social et territorial.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité
Newsletter
Publicité
Publicité